La Petite a toujours raison
Les éditions du Flon ont le plaisir de vous annoncer la sortie du deuxième livre d’Armand Bourqui : La Petite a toujours raison.
Il est disponible en précommande chez votre fournisseur habituel ou en cliquant ici. Il sortira officiellement le 4 février prochain.
Après Rescapés de la misère, Armand Bourqui revient avec un récit vibrant d’authenticité. Il brosse un tableau saisissant de la campagne fribourgeoise, avec sincérité, intensité et sans fard. Son écriture, à la fois brute et sensible, restitue à merveille l’ambiance de ces années d’après-guerre.
Ce roman relate la vie dans la campagne fribourgeoise dominée par l’austérité religieuse au milieu du siècle dernier. L’histoire suit principalement Adrien, surnommé Tacon, un adolescent de 16 ans orphelin de mère et fils d’un père pauvre. Placé comme valet de ferme par décision de la Justice de paix, Adrien doit travailler pour rembourser les frais d’assistance aux funérailles de sa mère.
Le récit décrit les difficultés et les injustices qu’Adrien et son père Pierre rencontrent dans leur vie quotidienne. Pierre raconte à Adrien ses propres expériences douloureuses, notamment sa mise aux enchères comme valet de ferme. Adrien, malgré les épreuves, trouve un certain réconfort dans son travail et ses interactions avec les autres personnages, notamment Marguerite, la fille de son employeur.
Le roman aborde des thèmes tels que la pauvreté, l’exploitation, la rigueur des autorités, et les relations familiales complexes. Il met en lumière les luttes des personnages pour survivre et trouver un sens à leur existence dans un environnement souvent hostile.
Armand Bourqui est un enfant « placés de force » en tant que garçon de ferme. Il a aussi connu les abus des institutions religieuses lors d’un placement à l’Institut Marini de Montet. Les institutions catholiques et protestantes géraient de nombreux foyers/orphelinats où vivaient des enfants placés par l’autorité civile. Dans plusieurs cas documentés, ces lieux ont été le théâtre de maltraitances et d’abus. En Romandie, l’Institut Marini (Montet, FR) a fait l’objet d’un rapport mandaté par l’évêché de Lausanne-Genève-Fribourg sur discriminations et abus (1929–1955).
Dans ce livre, Armand Bourqui décrit à merveille le fonctionnement et l’ambiance de cette période d’après-guerre ainsi que la pauvreté de la campagne fribourgeoise. La recherche historique récente montre l’imbrication entre autorités communales/tutélaires, justice, réseau d’œuvres privées et institutions religieuses dans le dispositif de placement – dans un contexte où l’État social était peu développé et la norme morale (familiale et sexuelle) très prescriptive.